RDC : Joseph Kabila nomme un nouvel homme à la tête de la police nationale

0
290
Un policier congolais monte la garde devant la mairie de Beni, dans le nord-est de la RDC. © Abel Kavanagh/Monusco

Le président Joseph Kabila a nommé le général Dieudonné Amuli, jusqu’ici chef-adjoint des forces armées congolaises, à la tête de la police congolaise, a-t-on appris par la télévision d’État lundi 17 juillet. Cette nomination intervient dans un contexte d’insécurité grandissante dans plusieurs villes du pays.

L’actuel chef adjoint des Forces armées de la RDC (FARDC), le général Dieudonné Amuli, vient d’être nommé commissaire général de la police nationale congolaise, en remplacement du général Charles Bisengimana. Cette nomination a été rendue officielle lundi 17 juillet, à l’occasion de la lecture d’une série d’ordonnances présidentielles à la Radio-télévision nationale congolaise.

Par ailleurs, le général Célestin Kanyama, limogé en avril dernier de son poste de chef de la police de Kinshasa, a officiellement été remplacé par le général Sylvano Kasongo Kitenge. Célestin Kanyama, surnommé « esprit de mort » et considéré comme le policier le plus redouté de RDC, a été sanctionné par les États-Unis pour son rôle dans l’opération « likofi » − une opération de police contre des délinquants entre fin 2013 et début 2014, et qui, selon des ONG, avait fait une cinquantaine de morts et généré une trentaine d’enlèvements.

Joseph Kabila a également nommé ou permuté plusieurs commandants de police au niveau des provinces de la RDC, notamment dans des provinces instables du Nord-Kivu, Sud-Kivu et Ituri. Plusieurs autres officiers ont été admis à la retraite.

Les commissariats visés par des attaques

Ces nominations interviennent dans un contexte de montée de l’insécurité à travers plusieurs villes du pays particulièrement à Kinshasa, où des attaques ciblent depuis plusieurs semaines des prisons ou des édifices publics tels que des commissariats. La dernière attaque en date remonte au vendredi 14 juillet ; le marché central de Kinshasa avait alors été visé.

SourceJeuneafrique
PARTAGER

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here