Football – George Weah : “beaucoup de choses ont changé dans le bon sens”

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VIDÉO. Désormais happé par la politique, “Mister George” a gardé sa passion pour le football africain et le Paris-St-Germain. Entretien.
PROPOS RECUEILLIS PAR , AVEC GUILLAUME PARET (CAMÉRA)


Rencontre avec George Weah, le passionné de… par lepointafrique
Le Point Afrique : quel est le regard que vous posez aujourd’hui sur le football africain ?

George Weah : le football africain s’est beaucoup amélioré à la fois au plan international et national. Entre ce qui se passait dans les années 80 quand je suis allé au Cameroun et maintenant, il y a un monde. Aujourd’hui, il y a beaucoup de joueurs africains dans les championnats européens, beaucoup sont dans de grands clubs. Parallèlement, sur le continent, le niveau des équipes s’est resserré. On retrouve dans la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) par exemple des équipes inattendues qu’on ne répertoriait pas comme de grandes équipes. Avant, on parlait du Nigeria, du Ghana, du Cameroun ; maintenant, on parle du Mali, du Burkina Faso et même de la Sierra Leone. Je suis vraiment très content de ce qui se passe aujourd’hui. A notre époque, il y avait moins de joueurs africains. Aujourd’hui, c’est différent et il y en a beaucoup plus dans les grandes compétitions. Je pense à Aubameyang, Pogba et on a vraiment des raisons d’être fiers car ce n’est pas facile.

Comme je le disais récemment à un journaliste, il ne faut pas avoir peur de bouger. Moi, je suis devenu ce que je suis aujourd’hui car j’ai osé, à la recherche d’une vie meilleure pour moi et pour ma famille, aller au Cameroun alors que tout le monde me disait « N’y va pas, tu connais pas… ». J’y suis quand même allé avant d’atterrir en Europe.

Aujourd’hui, beaucoup de choses ont changé dans le bon sens. Prenons l’exemple du Ballon d’or. Quand je suis arrivé, j’ai trouvé que des joueurs comme Salif Keïta, Roger Milla étaient déjà passés par là. A leur époque, le Ballon d’or n’incluait pas tous les joueurs et ne concernait que les joueurs européens. C’est quand ils l’ont ouvert en 1993 à des joueurs d’autres continents que j’ai pu l’avoir. Mais pour moi, ce Ballon d’or est un peu pour nous tous car ils auraient pu le gagner eux-aussi.

Et sur le Paris-Saint-Germain ? 

Pour le Paris-Saint-Germain, je suis vraiment très satisfait. Je dis merci au président Nasser El Khélaïfi pour sa vision, celle qu’il a eue de créer un très grand club à Paris et de créer les conditions pour. A notre époque, on était au Camp des Loges. Ce n’était pas mal mais il n’y avait qu’un terrain. En cas d’intempérie, ce n’était pas simple. Aujourd’hui, c’est différent. Il y a d’autres conditions. Paris sans un grand club, ce n’est pas Paris. La vision et la passion de Nasser El Khélaïfi ont permis une belle avancée dans ce sens, avec l’appui de grandes personnalités.

Je suis content aussi parce que dans cette aventure, il y un autre Weah. Je dis tous les jours à mon fils (Timothy) que c’est une opportunité comme celle-là que je cherchais, ce qui m’a conduit au Cameroun puis en France et en Italie. “Aujourd’hui, tu es au PSG à 17 ans avec en perspective de pouvoir disputer une Coupe du monde, ce que je n’ai pas pu faire”, lui dis-je. Je lui explique combien cette opportunité est importante. “Et quelque soit le pays pour lequel tu veux jouer, les couleurs que tu veux porter, nous sommes avec toi mais il faut continuer à bien travailler. Si tu veux être un grand joueur, il faut beaucoup travailler et être discipliné”.

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