Didier Deschamps sur le titre de champion du monde : «On ne l’est toujours pas… »

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«Réalisez-vous ce soir la portée de cette performance ? Les images venues de France vous le permettent-elles ?
J’ai vu ces images. On me les a montrées. Ça rappelle de bons souvenirs, mais c’était après une victoire, là on s’est offert une finale. On s’est offert cet immense privilège d’être en finale de Coupe du monde. Il y a deux ans, ç’a été tellement douloureux. Il faut savourer car ce n’est pas rien d’être en finale deux ans après la finale de l’Euro. On a le privilège de donner du bonheur aux gens, de partager ça avec le peuple français. On ne se rend pas compte encore, on a des messages, on a des bribes. On rentre après dimanche. On fera tout pour qu’il y ait encore plus de bonheur.

Comme en 1998, c’est un défenseur qui marque en demi-finales. Y voyez-vous un signe du destin ? 
Je ne peux pas répondre à cette question, chacun a son destin. Il faut savourer, apprécier, on a cinq jours. On va passer quarante-huit heures avec nos familles, on regardera demain dans notre fauteuil qui on aura en face. On fera tout pour basculer du bon côté cette fois-ci, pas comme il y a deux ans.

Comment jugez-vous la prestation collective ? 
Je pars du principe qu’on peut toujours faire mieux, j’ai une équipe très jeune, quatorze d’entre eux ont découvert le Mondial. Il y a une marge de progression importante. Ils sont censés être plus forts dans deux ans, dans quatre ans. Ils sont déjà compétitifs, on ne fait pas tout bien, mais je suis très fier d’eux et de l’état d’esprit qui les anime. Avec un état d’esprit comme on a, on peut renverser des montagnes, c’est ce qu’on a fait.

«Ça pouvait paraître présomptueux que certains joueurs puissent dire : on veut être champions du monde»

Ressentez-vous des émotions similaires à celles de 1998 ? 
C’est différent, je ne suis pas dans le même rôle, voir le regard de mes joueurs, je suis très content pour eux, je suis content pour moi aussi. La fierté d’être là, ça pouvait paraître présomptueux que certains joueurs puissent dire : on veut être champions du monde. On peut l’être mais on ne l’est toujours pas.

Vous avez été pragmatique et avez fait la différence sur coups de pied arrêtés. 
C’est l’un des points forts de cette équipe de Belgique, une équipe très athlétique. Il y a huit joueurs qui sont à 1,90m. Avoir résisté, et faire la différence là-dessus, c’est fort. Pragmatique et réaliste, il faut l’être. La Belgique a eu plus de maîtrise que nous. On lui a fait mal par moments. Avec plus de justesse, on aurait pu leur faire encore plus mal.

Comment jugez-vous la prestation de Paul Pogba ? 
Il a été monstrueux dans ce qu’il a fait. (Roberto) Martinez lui avait mis (Marouane) Fellaini, il a eu très, très peu de déchet. Lui est plutôt un créatif, dans le duel, il a été très, très performant. Il a pris beaucoup, beaucoup de poids dans l’équipe. Il assume. Ce qu’il fait sur le terrain ne peut que le rendre légitime.»

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