Ebola en RDC : le bilan s’alourdit au Nord-Kivu !

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L’épidémie déclarée le 1er août 2018  dans la province du Nord Kivu a déjà fait 55 morts  sur les 96 cas signalés, selon le dernier bulletin épidémiologique du ministère de la Santé publié le lundi soir 20 août 2018.

La Direction générale de lutte contre la maladie a recensé 22 décès parmi les  69cas confirmés par des tests en laboratoire sur des prélèvements, et 27 décès probablement dus au virus d’Ebola. En outre, les équipes sur le terrain ont déjà identifié 2 157 « contacts » selon le ministère, c’est-à-dire des personnes qui ont pu être en contact avec le virus.

Le ministère de la Santé a décrété la gratuité des soins dans les trois zones de santé les plus impactées par l’épidémie, à savoir Mabalako, Oicha et Béni”, indique son bulletin quotidien sur le suivi de l’épidémie. “Il s’agit de briser la barrière financière qui pourrait empêcher la population de se rendre au centre de santé”, a précisé le Dr Bathé Ndjoloko Tambwe, responsable de la coordination de la riposte.

Par ailleurs, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) note qu’elle ne sait pas si toutes les chaînes de transmission ont été identifiées. Propos tenus par le porte-parole M. Tarik Jasarevic, le  vendredi 16 août 2018 depuis le siège à Genève.

La plupart des décès (39) ont été enregistrés à Mangina, village situé à 30 km au sud-ouest de Beni, d’où est partie l’épidémie. Trois décès ont été aussi répertoriés dans la province voisine de l’Ituri.

La progression de l’épidémie

Le bilan de l’épidémie de fièvre hémorragique Ebola s’élève graduellement dans l’est de la République démocratique du Congo, une partie déjà fragilisée par les violences et les déplacements de population.

Par ailleurs, le ministre congolais de la Santé Oly Ilunga Kalenga a signalé que la progression du nombre de cas des personnes atteintes de l’épidémie d’Ebola est logique.

A ces propos il a déclaré ceci à la RFI : « Ce qu’il faut savoir c’est que la durée d’incubation est de 21 jours. Depuis le début et la déclaration de l’épidémie, nous avons mis en place toute une série de mesures conventionnelles telles que la surveillance, pour essayer de bien investiguer tous les cas suspects, identifier les cas confirmés, suivre les contacts, essayer de vacciner tous les personnels de santé, et vacciner aussi tous les contacts et les contacts des contacts. Donc, toutes ces mesures-là, des mesures de prévention aussi, sont normalement destinées à casser la chaîne de transmission du virus.

Mais dans la mesure où l’incubation est de 21 jours, il y a une série de personnes qui avaient déjà été exposées au virus et qui sont susceptibles encore de développer la maladie. Mais nous pensons quand même que cette tendance-là diminue de jour en jour ».

Mesures de prévention

Contrairement à l’épidémie qui avait sévi à l’Equateur, cette dixième demande  plus des mesures pour sa lutte.

Pour ce qui est de la vaccination, il sied de relever que les professionnels de santé travaillent  pour suivre des contacts, continuer la recherche active de cas, et pour préparer le terrain aux équipes de vaccination.

En outre, pour le traitement des malades, les équipes médicales à Beni et Mangina ont commencé à utiliser la molécule thérapeutique Mab114 qui est un produit issu  des recherches faites sur le sérum d’un survivant du virus d’Ebola à Kikwit en 1995. En effet, le Mab114 est la toute  première molécule thérapeutique utilisée contre le virus  au cours d’une épidémie.

D’autres mesures de précaution contre la propagation de la maladie sont les règles d’hygiène c’est ainsi que  des points de lavage des mains et un centre pour cas suspects ont également été mis en place dans la ville de Goma (où il y a environ un million d’habitants) à une heure d’avion de Beni.

Par rapport à l’Implication frontalière, l’Ouganda pays voisin du Nord Kivu a évalué son éventuel plan de réponse à l’épidémie et son ministre de la Santé Sarah Opendi s’est rendue à la frontière à Bundibugyo.

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