Ebola : La résistance à la vaccination à Beni, la sensibilisation s’accentue

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L’équipe de la riposte contre la maladie à virus Ebola et les autorités de la ville de Beni, ont accentué les mesures de lutte contre la propagation de l’épidémie dans cette partie du pays.

En effet, depuis que l’entité de Ndindi a été déclarée “foyer du virus Ebola ” en ville de Beni, l’équipe composée notamment des experts de la riposte et du comité de sécurité vient de réaliser deux descentes dans la zone. Les autorités veulent que la population puisse coopérer avec l’équipe de riposte et respecter les règles d’hygiène pour casser la chaîne de transmission du virus Ebola. Le maire de Beni et toute l’équipe de riposte ont échangé encore ce jeudi 06 septembre 2018 avec la population des quartiers Kanzuli et Kasanga Tuha au rond-point Ndindi, sortie ouest de Beni et foyer de l’épidémie d’Ebola.

Tous ont analysé les causes de la persistance de cette maladie.

Selon les habitants: «il ya déficit dans la sensibilisation, mais aussi l’ignorance…». Le maire adjoint de Beni Muhindo Bakwanamaha Modeste a supplié ses administrés au respect des consignes données par les experts.

Docteur Mutsunga Maurice, survivant d’Ebola, a à l’occasion expliqué comment il a tenté dangereusement de voyager avec cette maladie, avant de confirmer avoir la guérison au CTE de Beni.

Plus de 3 mille personnes exposées à la contamination dans un marché dépourvu des latrines

Les risques de se faire contaminer de différentes maladies dont Ebola au marché secondaire de Mayangose, près du marché central de Beni, sont multiples. Selon Kambale Muhavi, responsable de ACOPAV, une structure qui regroupe les vendeurs des produits vivriers, plus de 3 milles personnes qui fréquentent journalierement ce marché sont exposés à des risques des maladies suite à l’absence des latrines. Il indique que femmes et hommes se bousculent à la porte de la seule qui s’y trouve, au point que d’autres se servent même d’une petite brousse comme urinoir à leurs risques et périls. Il confirme que les femmes sont plus exposées car elle y sont plus nombreuses. Il plaide auprès des ONG et le gouvernement de leur venir en aide en construisant des latrines. Ce marché, convient-il de rappeler, est fréquenté par plusieurs personnes venues de Lubero, voire même de Mambasa (Ituri), faisant le trafic des produits vivriers.

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