RDC: La BCC fixe le taux directeur à 14,0%

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Le comité de politique monétaire (CPM) présidé par le Gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), Déogratias Mutombo Mwana Nyembo, a révélé au sortir de sa sixième réunion  ordinaire, que le taux directeur reste fixé à 14,0%. Pendant ce temps, les coefficients de la réserve obligatoire sur les dépôts en devises à vue et à terme sont maintenus respectivement à 13,0% et ceux pour les dépôts en monnaie nationale à vue et à terme à 2,0 % et 0%. Le Bon BCC sera éventuellement utilisé en vue des ajustements urgents de la liquidité.

Au plan intérieur, la Commission d’études statistiques et des comptes nationaux (CESCN) statuant sur la base de réalisations de production à fin mars 2018, a anticipé une croissance de l’économie congolaise de 4,2% tirée par le dynamisme de l’activité dans les secteurs primaire et tertiaire.

Au chapitre du baromètre de conjoncture, le solde d’opinions des chefs d’entreprises de la RDC qui s’était situé à plus de 10,9% au mois de mai, s’est hissé à plus 26,4% au cours du mois de juin. Cette nette progression est le  résultat de la conjoncture favorable qui a prévalu notamment dans le secteur minier où ce solde est passé de plus de 27,5% à  plus 40,5% en juin 2018.

Toutefois, cette tendance à la consolidation de la reprise économique reste sujette  à l’incertitude tant intérieure qu’extérieure. Sur le marché des biens et services, le mois de juin  2018 a été marqué par une décélération de l’inflation en rythme mensuel dont le taux est ressorti à 0,251% contre 1,194% au mois de mai.

Selon la même source, en cumul annuel, le taux d’inflation s’est établi à 5,206% contre 20,766% à la période correspondante de 2017. Considérant la même tendance, l’inflation attendue d’ici décembre 2018 serait de 10,684% contre un objectif optimal à moyen terme de 7,0%.

Concernant  l’exécution des opérations financières de l’Etat, en juin un solde léger excédent de 3,7 milliards de CDF, a été enregistré consécutivement aux recettes de  539,0 milliards de CDF et aux dépenses de 535,4 milliards de CDF

S’agissant du secteur monétaire, la liquidité globale s’est accrue, en raison d’une hausse des avoirs extérieurs nets contrebalancée par une baisse des avoirs intérieurs nets. Confiant, le Comité de Pilotage Monétaire  reste convaincu de maintenir le cap.

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